Dimanche 16 juin, nous sommes partis pour Mataïva, un atoll des Tuamotu de 200 habitants. Nous nous demandions vraiment à quoi pouvait ressembler la vie sur une île constituée d'un anneau de 30 km de circonférence et reliée au reste du monde par deux vols par semaine et un bateau tous les 15 jours. Il n'y a pas de restaurant, pas d'hôtel, pas de snack, pas de bar, juste trois pensions chez l'habitant. Il n'y a pas de médecin sur l'île mais une infirmière, Alphonsine, qui peut joindre un médecin de Papeete par téléphone en cas de besoin. Or c'est bien entendu l'endroit qu'a choisi César pour flirter avec les 40°C pendant 48 heures et vomir tout ce qu'il ingurgitait.

Mise à part cette petite péripétie, nous avons été servis au delà de nos espérances et avons tous adoré l'expérience.

Nous avons dormi à la pension Ariiheevai qui propose 5 ou 6 bungalows au bord du lagon.

Mataïva, nous voilà !

Ambiance de la pension

Oh là là, encore une très sympathique famille !

Je veux rester là toute la vie !!!!!

Le lagon devant la maison, il me fait un peu penser à un cocktail avec du curacao, du rhum et du jus de banane.

L'adresse nous avait été conseillée par Anne-Clémenence, une amie de Marine qui avait vécu quelques années à Tahiti. Le conseil était parfait. Quel accueil ! Alphonsine, François, Jules, Jennifer, Jonathan, les filles et les gendres d'Alphonsine... Tout le monde était d'une gentillesse et d'une disponibilité difficiles à décrire tant cela est exceptionnel. Au moment du départ, nous avons vraiment eu le sentiment étonnant de quitter de très bons amis et les chaleureuses embrassades étaient sincères.

La pension accueillait d'autres personnes :

  • une famille polynésienne au grand complet avec grand-père, grand-mère, deux enfants, gendre et belle-fille et un petit fils
  • un couple de métros installé à Tahiti depuis un an : Michel et Eliette
  • un voyageur seul, Guillaume, qui venait de passer une année en Nouvelle-Zélande et qui se faisait un petit périple avant de revenir en France

Tous ces gens étaient également extrêmement intéressants et gentils et nous avons passé d'excellents moments en leur compagnie. Nous en avons même retrouvé certains à Tahiti avant notre départ mais chut ... il n'est pas encore temps de parler du départ de Polynésie puisque nous sommes à Mataïva...

Cette petite introduction étant faîte, comment raconter Mataïva ?

Il y a en premier lieu une forte dimension humaine : Mataïva rime avec le mot "rencontres". Vous l'avez compris, nous avons fait de belles rencontres. Nous avons eu le sentiment de vraiment partager la vie d'une famille polynésienne et nous nous sommes sentis adoptés par nos hôtes et par les autres pensionnaires (et réciproquement).

En second lieu, le mot lagon s'impose. La beauté du lagon est renversante. L'eau n'y est pourtant pas aussi limpide qu'ailleurs mais les paysages sont splendides et il nous arrivait de prendre en photos 30 à 40 fois le même paysage tant nous avions peur de ne pas en capter la beauté.

Léonard a un t-shirt rouge, ça risque d'attirer les requins taureaux

Mange proprement et lave toi les mains avant de venir à table

Ca y est tu peux respirer

Voilà, merci !

Là on a fait un barbecue. Enfin, moi je l'ai surtout mangé

Bon une dernière photo de lagon pour la route

En troisième lieu, et ce n'est pas le moindre des paradoxes, le mot organisation vient à l'esprit. En effet, nous avons passé une semaine rythmée par de multiples activités organisées par nos hôtes avec une efficacité et une simplicité qui forcent le respect. Tout coulait de source, tout semblait simple, tous étaient disponibles, sympathiques et souriants et pourtant on voyait bien qu'ils travaillaient beaucoup.

Tout cela ayant été dit, nous vous dirons en vrac que nous avons fait des barbecues extraordinaires,

Une petite langouste avec votre café ?

BBQ XXL

que nous avons fait des festins à la pension ou en vadrouille un peu partout sur l'île,

Oh là là, ça, mais alors ça, c'est vraiment trop bon

que nous avons appris à tresser des assiettes,

Assiette tressée par les Lacroix s'il vous plaît !

que nous avons pris des bains délicieux,

Allez, profite, dans 4 semaines tu es de retour au boulot

C'est pas un peu fini de rester dans l'eau comme ça ? Est-ce que je reste là à ne rien faire moi ?

que nous avons fait des balades en kayak,

Kayak kayak, iéké iéké kayaké

que nous avons fait des sorties en bateau,

Jules, le pro du slalom entre les patates de corail

Salut les mecs, vous faîtes quoi là ?

Et Marine, les enfants se tirent avec le bateau !

que nous avons fait des excursions en voiture,

Nous voilà sur l'autoroute en train d'essayer de semer les keufs qui nous poursuivaient

Que nous avons ramassé des bernards l'ermite pour qu'ils servent d’appâts pour la pèche.

Oh Félix, t'as trouvé Bernard ?

que nous avons péché dans le lagon et dans l'océan,

Léonard a attrapé un poisson de 2m50. Si si je vous jure

que nous avons fait des colliers de coquillages,

Maine qui enfile les perles

que nous avons fait du snorkeling,

C'est clair comme de l'eau de roche cette histoire de Mataïva

que les enfants ont joué tous les jours au baby foot, au billard et au trampoline,

Le soir pour m'endormir je comptais les sauts de Félix

qu'une fois tous les trois jours ils ont joué à l'Ipad parce que sinon on est vraiment trop méchants comme parents

L'Ipad arrive encore à concurrencer le lagon

que les parents ont joué tous les jours à la pétanque,

Les tahitiens sont imbatables à la pétanque

que nos journées ont été accompagnées par la musique polynésienne, que nous avons vu un poisson ballon se gonfler devant nous, que nous l'avons ensuite mangé en brochette (attention c'est mortel si c'est mal préparé).

C'est un poisson ballon de basket ou un poisson ballon de foot ?

que nous avons visité un très beau marae au bord du lagon

Vous en avez marre qu'on vous montre toujours des photos de maraes ?

Que nous avons vu le fameux (fameux à Mataiva) rocher de la tortue.

Cette forme de queue de baleine c'est le rocher de la tortue. C'est bizarre d'avoir choisi ce nom. Ce serait mieux de l'appeler le cailloux du cachalot

Bref, que nous avons fait pleins de choses et que c'était magnifique.

Un peu de rabe de Lagon

Manu manu rêva...du lagon de Mataïva

Bébé coco miam miam. Non mais sinon on sait parler quand même.

C'est une sorte d'italien avec des habits du futur et qui s'est échoué sur une île

Marine est comme un petit corail sauf qu'elle est pas dans l'eau et qu'elle porte César

Moi je dis que c'est un peu jaune

Oh la sympathique famille !

Puis le dimanche 23 juin est arrivé le moment du départ et du retour pour Tahiti. Quelle tristesse de quitter un endroit aussi paradisiaque et des gens aussi gentils.! Nous avons dit au revoir à nos fantastiques hôtes en espérant vraiment revenir un jour. Puis nous avons été décorés comme de vrais sapins de Noël car, en Polynésie, le départ et l'arrivée sont des moments importants qui sont systématiquement marqués par la remise de colliers de fleurs et de coquillages. On a même eu des chapeaux tressés !

Nous sommes toujours très distingués

Au revoir Mataïva et merci à la pension Ariiheevai !